La surcharge d’infos: et si ça n’était pas ça, le problème?
La surcharge informationnelle est un sujet dont on parle en ce moment, dans le sillage d’un article du New York Times (dont j’ai parlé). Overdose d’info, infobésité, trop plein, overload: les mots pour le dire sont, eux aussi, en trop plein.
Et si le problème, ça n’était pas la surcharge d’information, mais plutôt la surchage de travail dans bon nombre d’organisations? C’est ce que suggère un des 3 ou 4 liens que je vous livre. Histoire de ne pas trop vous surcharger.
1. Surcharge d’info et management. Je trouve intéressant le jugement de Jérémie Rosenvallon, docteur en sociologie, auteur d’une thèse sur le travail à distance. Selon lui, la surchage d’information est surtout une surchage de travail des cadres et autres travailleurs de l’information. Elle est aussi due à d’autres causes liées à l’organisation du travail et au management.
« La surcharge informationnelle est plus souvent et profondément le résultat de l’intensification du travail et des gains de productivité engendrés par de nouveaux outils. Quand on munit un salarié d’une messagerie électronique c’est souvent parce qu’attend de lui qu’il traite plus de dossiers, de commandes avec ce nouvel outil. » (source: les veilleurs99)
2. Overload, symptôme de la surconsommation d’un newsjunkie (Enikao)
Enikao décrit sa propre surconsommation d’infos. Relevé des sources qu’il consulte: c’est énorme. Il termine en questionnant: « Les solutions ? Le lâcher prise, sans doute, mais il m’est pour le moment interdit. Vous avez peut-être d’autres idées. »
3. Le cerveau fluide (Martin Lessard)
Il semble contester qu’Internet détruit notre capacité d’intention.
Il parle d’intelligence fluide. « Une intelligence fluide est l’habilité de trouver du sens dans le chaos et de résoudre de nouveaux problèmes sans nécessairement faire appel à des connaissances antérieures ».
4. 10 moyens de vaincre l’overdose d’information
Dans ce billet, que j’ai publié il y a un ans, un conseil me parait important: vaincre sa peur de rater une information importante. Il s’agit bien de peur…
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Tags: infobesite, information, overload, surinformation
juin 14th, 2010 at 14:13
Il faut faire la distinction entre informations et connaissance. Rédiger ou aborder une thématique que l’on maîtrise ou aborde régulièrement demande moins d’efforts qu’un sujet qu’on ne maîtrise pas. Elle supporte ensuite beaucoup mieux les périodes d’abstinences et de seuvrage que nous avons de repères stables. Remettre en cause ses repères et ses acquis demande alors un nouveau travail de memorisation et d’appropriation, travail qui sera d’autant plus long que le sujet sera complexe et le degré d’exigence élevé. S’accorder des pauses est cependant nécessaire afin de laisser mûrir une thématique, permettre de poser un oeil neuf. Echanger des points de vues, nouer de nouvelles relations sont des actes qui enrichissent aussi la réflexion et qui contribuent aussi à créer une valeur ajoutée.
juin 14th, 2010 at 17:01
@Les Veilleurs,
Oui, d’une manière générale, l’utilisation des outils de l’informatique et d’Internet nous conduit à être trop stéréotypés dans nos façons de faire.