Twitter stimule l’envie d’histoires
On peut le dénoncer comme le média de l’instantané, à l’instar de Paul Virilio, mais il faut reconnaitre que Twitter ne se réduit pas au « temps réel ». Et même, il stimule notre envie de raconter des histoires.
Une profondeur historique se crée, petit à petit, avec chaque tweet mémorisé.
Cette dimension commence à être reconnue. La Librairie du Congrès (photo), aux Etats-Unis, archive tous les tweets (NYT).
Écrire sa propre histoire
Twitter nous donne une perception tangible de l’Histoire. Nous la voyons s’écrire en direct. Nous y participons.
Avec Twitter nous écrivons notre propre histoire et nous sommes « le digital curator » et le barde de notre propre vie. Chaque tweet est une mini histoire ou une portion d’histoire.
Le récit donne du sens à la vie
Écrire un récit donne un sens à la vie. Il donne une forme aux événements.
Le récit est une mise à distance. Raconter c’est échapper à la tyranie de l’instantané.
Le récit est aussi une mise en perspective des événements. Les uns apparaissent essentiel, d’autres moins importants.
L’imaginaire fait surgir des possibles
L’écriture réveille l’imaginaire. L’imaginaire n’a pas pour but de fuir le réel, mais de le rendre plus acceptable.
Il aide à maintenir l’espoir dans certaines situations. Ce n’est qu’en imaginant un avenir meilleur qu’on peut réussir à le créer.
L’imaginaire a donc cette capacité à faire surgir des possibles. Ecrire pour vivre: grâce à l’écriture, nous fertilisons notre imaginaire pour construire notre futur.
juin 29th, 2011 at 12:55
[...] J’aime bien le titre de l’œuvre de Thomas Hirschhorn, exposée à la Biennale de Venise. L’expo de l’artiste suisse est accompagnée d’un site Internet qui s’autodétruira dans deux mois. Le design à l’ancienne de ce site est un acte de résistance à lui tout seul. Hirschhorn le dit: « Je n’ai pas de blog et je n’utilise pas Facebook ou Twitter. » [...]