Vous rêvez d’écrire un roman?
Beaucoup de personnes rêvent d’écrire un roman. En France, des milliers de personnes écrivent. Depuis l’avènement des blogs, ce nombre n’a cessé de croître. Le blog est vu comme un marchepied vers l’édition. Et vous, vous rêvez peut-être d’écrire votre roman?
Hervé, un copain, va publier son roman numérique. Il m’en a envoyé une épreuve et en publie les premières pages sur son blog. Intéressant.
Moi-même, j’ai écrit, ces derniers mois, une tentative de roman, qui ne m’a pas satisfait. Mais je vais puiser dans ce texte des idées pour en écrire un autre.
C’est une bonne chose que beaucoup de personnes se lancent dans l’écriture d’un roman. A une époque où nous sommes noyés sous l’information, le roman est la seule forme capable de nous donner une image cohérente du monde. Ni le journaliste ni le sociologue ne peuvent nous en donner une image juste. Le romancier ou l’artiste le peut, lui.
L’envie d’écrire vient d’un manque: le roman qu’on voudrait lire, personne ne l’a encore écrit.
Je retiens le conseil de Queneau à Marguerite Duras: « Vous voulez devenir écrivain, alors écrirez, ne faites que ça ».
L’écriture est un chemin difficile. Comme le disait Guy Debord, pour savoir écrire, il faut savoir lire, et pour savoir lire il faut savoir vivre.
Et vous, est-ce que vous rêvez d’écrire un roman?
juillet 1st, 2011 at 14:03
J’écris des choses que j’ai du mal à appeler romans, mais que j’auto-édite chez lulu.com
Le quatrième est en cours d’écriture, il sera prêt à la rentrée si tout va bien.
La question est de savoir pour qui et pour quoi on écrit. J’y prends personnellement du plaisir et parmi mes lecteurs (une centaine ?) beaucoup ont apprécié aussi.
Il ne s’agit pas d’en vivre, de devenir romancier, écrivain. Mais de faire ressentir des choses à des gens. Même s’ils sont peu nombreux.
Avec internet, on peut maintenant avoir cette possibilité de faire de nos écrits de vrais objets, qui permettent de franchir un cap vis à vis des autres. On peut prêter ou donner un vrai bouquin, ça passe assurément mieux qu’un fichier PDF. Ça le fait, comme on dit.
Ce qui m’a donné envie d’écrire, paradoxalement, c’est la déception que je ressens la plupart du temps quand je lis un roman. J’aime assez peu de choses, et les longues pages de pur style, pour ne rien dire, les erreurs de scénario, les facilités, m’exaspèrent.
J’ai essayé de construire des histoires originales. Simples, mais que je n’avais jamais vues ailleurs. Avec une certaine forme d’humour et/ou d’engagement.
Je l’ai fait sans prétention et sans ambition. Tout est d’ailleurs disponible gratuitement en ligne.
http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=&fSubmitSearch=D%C3%A9part&fSearchDatatitle=&fSearchDataauthor=J%C3%A9r%C3%B4me+Vuittenez&showingSubPanels=advancedSearchPanel_title_creator&fSort=salesRankEver_asc
juillet 1st, 2011 at 15:58
he ben ça en fait des blogueurs qui sortent un roman (Seb Musset, Peuples, MAtfanus,…)
juillet 1st, 2011 at 16:17
@Merome,
« Ce qui m’a donné envie d’écrire, paradoxalement, c’est la déception que je ressens la plupart du temps quand je lis un roman. »
Oui, c’est je crois la motivation essentielle, ce manque qui pousse à écrire.
@Gaël,
Oui, c’est un développement naturel, non?
juillet 1st, 2011 at 22:45
Work in progress… manière pas le choix, je ne sais rien faire d’autre… et s’il faut, je vais benner le résultat avant de le sortir du tiroir
juillet 1st, 2011 at 23:11
Le blog concrétise une envie latente d’écrire. C’est aussi une école pour faire ses armes, simplement, facilement, sans prétention, car on est pas obligé d’aboutir à quelque chose qui tien la route dans un billet de blog.
Je rêve aussi d’écrire depuis 2 ans. J’ai jeté dans quelques fichiers des bribes d’un roman de science fiction, parce que j’aime ces univers et que j’ai envie de continuer à les faire vivre au delà de l’épisode tv ou du bouquin.
Si un jour j’y arrive, j’espère que mon histoire pourrait devenir un scénario de BD ou même un épisode d’une série. Mais bon, faudrait déjà pouvoir la faire lire mon histoire et j’en suis très loin
Cependant, plus le temps passe et plus l’envie devient pressante.
juillet 1st, 2011 at 23:28
Moi aussi, j’aimerais rédiger mon roman. Malheureusement, je ne pense pas avoir les qualités pour. Je suis plus du style « petits textes ». D’ailleurs, je me suis aussi dans la rédaction d’un livre numérique (dispo sur mon blog).
Par contre, je ne suis d’accord avec toi : un blogueur n’est pas un écrivain. Il faut les distinguer. Je me considère comme un blogueur et pas du tout comme un écrivain.
juillet 2nd, 2011 at 08:02
@Agnès,
Je suis convaincu que ça vaudra le coup. Bon courage!
@Cedric,
Je crois que le titre de l’article n’est pas bon. En fait, il ne faut pas « rêver d’écrire » ou vouloir le faire. Il faut le faire, c’est tout!
Commence et tu verras.
@Liam,
Peu importe les noms: écrivain, blogueur… Le blog n’existait pas il y a vingt ans. Ce qui compte c’est d’avoir quelque chose à dire!
juillet 2nd, 2011 at 08:41
ben moi je serais pas fichue d’écrire un roman, parce qu’il faudrait parler au nom de quelqu’un d’autre, lui foutre des pensées et tout, et ça j’arriverais pas à faire (en gros, j’peux causer en mon nom, mais celui des autres c’est plus hard (ben c’est pas easy de se mettre dans le tronche des autres (deja que dans la sienne y’a des jours
)
.
pi c’est compliqué en plus
Bye
juillet 2nd, 2011 at 09:12
@Liam : je parlais pour moi. Le blog a été un révélateur et un bon moyen de cerner mes limites et possibilités en écriture. Comme l’illustre @toto ou ton commentaire, en tenant vos cafoutch numériques vous avez découvert comment vous aviez « envie » d’écrire.
@Eric : j’ai commencé. La grosse difficulté avec un roman, même si on en fait un feuilleton, c’est que c’est un tout, contrairement au blog qui est des tout petit rien. Du coup j’ai l’atroce sentiment de ne pas progresser et je ne peux rien montrer, rien partager. C’est extrêmement solitaire, contrairement au blog.
juillet 2nd, 2011 at 10:42
@Cedric,
Oui, c’est dur. Faire un plan, rédiger des fiches « par personnage », etc. cela peut être des trucs pour te donner un cadre qui te facilite la rédaction. Bon courage
juillet 2nd, 2011 at 11:02
J’aime bien la citation de Queneau ! Ça me fait penser à ce que disait Gide, dans une lettre à un aspirant écrivain qui lui demandait si ça valait la peine qu’il persévère dans la voie de l’écriture :
« Jeune homme, si vous pouvez arrêter d’écrire, faites le tout de suite. »
juillet 2nd, 2011 at 11:09
@Irène,
Ce sont des citations classiques!
juillet 2nd, 2011 at 16:50
Bien sûr!
C’est pourquoi je tiens un blog
(Je test les thèmes)
»Ma vie est un roman »
juillet 2nd, 2011 at 17:55
@Bembelly,
Bien, on va le suivre!
juillet 3rd, 2011 at 16:57
« C’est une bonne chose que beaucoup de personnes se lancent dans l’écriture d’un roman. »
Je n’en suis pas si sûr. Moi qui ai vu passer des manuscrits sur mon bureau pendant dix ans, je me demande si certains want-to-be-writers ne devraient pas se calmer un peu.
juillet 3rd, 2011 at 18:05
@Nicolas,
Est-ce que vous pouvez me citer de bons romans que vous ayez découverts? C’est ce qui compte.
Le nombre, vous avez raison, ne dit rien sur la qualité.
juillet 3rd, 2011 at 19:27
Oui, il y a eu ceux-ci par exemple :
http://verger-editeur.fr/Le-Vosgien-du-Balthazar
http://verger-editeur.fr/Les-Chants-des-anges
http://verger-editeur.fr/Tralala
Il y en a eu d’autres, mais qui n’ont finalement pas été publiés.
juillet 5th, 2011 at 19:24
Houlala, j’ai bcp de retard pour commenter cet article, pourtant aussi élogieux que judicieux.
Allons-y dans les citations :
Écrire, c’est la seule façon de parler sans être interrompu (Jules Renard, Journal).
J’ai bien aimé aussi le recueil fait par Libé voici 25 ans, à une époque où ce journal existait (et excitait) encore :
« Pourquoi écrivez-vous ? » avait écrit ce quotidien à tout ce que la francophonie comptait encore de plumes, grandes et petites.
Si Libé était malin, il rééditerait les centaines et centaines de réponses reçues en un volume. La réponse de Becket était à peu près la même que celle de la célèbre Agnès « Monolecte » : « Bon qu’à ça ».
Tenir un blog, c’est bien, mais prolonger le dialogue dans un essai ou dans un roman, c’est autre chose.
Tout à fait d’accord avec celui qui, plus haut, confesse écrire parce qu’il ne trouve pas ce qu’il voudrait lire. Je crois que c’est la première motivation, en effet, comme tu le remarques, Éric.
Je serai heureux de lire aussi ce que tu as envie de lire et que tu ne trouves pas dans les librairies.
juillet 5th, 2011 at 19:43
@Hervé,
Un des premiers à avoir fait une enquête sur « pourquoi écrivez-vous » c’est André Breton (http://bit.ly/jHgLbD).
Oui, la phrase de Beckett est connue. Mais elle est cruelle pour ceux qui ne sont même pas bon qu’à ça! Quoique, ce n’est peut-être pas grave!
juillet 5th, 2011 at 22:52
@ Éric
On n’est pas soi-même décideur du bon ou pas. In fine, c’est le public ou les gens de lettres qui reconnaissent qu’on est (ou non) du bâtiment. Il n’y a que chez Victor Hugo que le génie soit comme inné.
« J’ai mis le bonnet rouge au vieux dictionnaire
Et sur l’Académie, aïeule et douairière,
Serrant sous ses jupons les tropes effarées,
Je fis souffler un vent révolutionnaire ! »
Mais il y a des moments où l’on est tellement en phase avec ce qu’on écrit qu’on se fiche que ce soit bon ou pas, on se fiche que des gens n’aiment pas, tout ce qu’on sait, c’est qu’il doit bien exister des gens à qui ce qu’on a écrit fait le même effet qu’à soi, forcément. On n’est plus alors dans le champ du bon ou du mauvais, on est plus loin. C’est un moment d’aventure très étonnant.
juillet 6th, 2011 at 06:43
@Hervé,
La littérature est une œuvre collective, chacun y participe à sa façon.
septembre 23rd, 2011 at 23:19
La question d’écrire un roman se pose pour moi depuis quelques temps. Mais je suis confronté à un gros probleme d’autocensure et de recherche de légitimité.
J’ai l’impression que quoi que j’essaie de rédiger, ça relèvera au mieux de l’hommage, au pire de la parodie/plagiat de mes auteurs favoris.
septembre 24th, 2011 at 08:41
Essaie d’écrire à l’opposé de ce qu’ils font, pour te mettre en jambes ?
février 1st, 2012 at 04:39
Bien sur que je rêve d’écrire un roman, c’est l’échec de ma vie même
Entre l’Université, le boulot pour payer le loyer, ma copine et tout le reste, mes projets d’écriture se développent de façon très irrégulière ce qui a tendance à me décourager un tantinet. Je songe à prendre une pause d’étude / travail pour parvenir à la réalisation de mon objectif qu’est la publication… Choix difficile à faire, nous en conviendrons.
février 1st, 2012 at 08:15
LE principe de la pause totale n’est pas forcément bon : j’ai constaté que quand on a du temps et pas de préoccupations devant soi, on perd aussi l’envie…
février 28th, 2012 at 00:01
Je voudrais aussi écrire sans savoir si je pourrais être lue.J’adore les romans et la poésie.exemple « seul celui qui ne m’ arrive que a la cheville me marchera dessus puisqu’il ne possède que son pied pour m’atteindre! »