Le « suicide » de Roman Opalka

Le peintre Roman Opalka est mort, le 6 août, à 79 ans. Il ne s’est pas suicidé.
Depuis 46 ans, il peignait des suites de chiffres sur des toiles de grande dimension.

opalkaLe chiffre 1 est apparu en 1965. A sa mort, il avait dépassé les 5500000. Né en France de parents polonais, il s’y était réinstallé en 1977.

Son œuvre étrange était une façon d’exprimer le temps qui passe.
Certains critiques l’ont interprétée comme une sorte de suicide.
Pas d’intention de l’artiste, pas de variation. Un projet fou et inhumain: compter, énumérer, à l’infini. Absurde?

Affronter la prison des nombres


Pour ceux qui voient l’œuvre de roman Opalka comme un suicide, les chiffres figurent une prison.
Les chiffres sont notre prison: l’économie nous enferme dans une vision dénombrable de la vie, alors que la vie n’est pas réductible au dénombrable.
C’est ce que nous montre Opalka: en affrontant la prison des nombres, il s’en libère.

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5 Responses to “Le « suicide » de Roman Opalka”

  1. Irène Delse Says:

    Un personnage étrange, peut-être fascinant, mais quel rapport avec la numérologie ?

  2. Eric Says:

    @Irène,

    Pose la question à Rue89! C’est eux qui ont trouvé ce titre.

  3. Irène Delse Says:

    Argh,désolée, c’est vrai : j’ai réagi à partir du titre de l’entrefilet qui reprenait ton billet ! Désolée ><

  4. Tizel Says:

    N’y a t’il personne pour prendre le relais ?

    Tizel

  5. Eric Says:

    @tizel,

    Ce serait une belle idée.

    Je vais prochainement me déplacer sur les lieux; j’en saurais peut-être plus.

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