Le passage du milieu de la vie

On se souvient du début de la Divine Comédie, de Dante :

« Sur le milieu du chemin de la vie
Je me trouvai dans une forêt sombre
Le droit chemin se perdait, égaré*. »

Le milieu de la vie est généralement un moment de crise. Les causes de ce malaise sont nombreuses, comme l’écrit Lucie Davoine dans L’Économie du bonheur

Au milieu de la vie, on se connaît assez pour ne plus pouvoir se mentir à soi-même. On sait de quoi on est capable, ou pas.

C’est aussi le temps des désillusions. Les rêves de l’enfance sont passés à la broyeuse. La réalité se rappelle à nous. Elle est parfois rude. C’est ce qui provoque ce malaise du milieu de la vie.

Les autres vous ont déçu. Mais souvent la déception qu’ils vous causent masque seulement votre propre ingratitude à leur égard. La crise vous renvoie seul face à vous-même.

Combien de temps dure-t-elle ? Le temps d’assumer vos ratés, de reconnaître aussi vos réussites.

Comme le montre le schéma que j’ai reproduit, notre bien être décroît jusqu’à l’âge de 45 ans en moyenne pour remonter régulièrement jusqu’à 70 ans. Fascinante, cette courbe, non ?

Une fois passé l’égarement du « milieu du chemin de la vie », vous abordez un nouvel âge. Comme Dante au paradis, vous pouvez « prendre votre plaisir pour guide ».

* intéressant à suivre, le Twitter de Marc Mentré, journaliste, qui tweete intégralement la Divine Comédie.

Illustration: Dante _ L’Economie du bonheur.

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3 Responses to “Le passage du milieu de la vie”

  1. Denis Says:

    Alors, tâchons de vivre… vieux. ;+)

  2. Eric Mainville » Blog Archive » Quand la croissance ne fait pas le bonheur Says:

    [...] croissance de l’économie ne fait pas le bonheur de tous (cité dans L’Économie du bonheur, dont j’ai déjà parlé). On avance deux explications à cela : l’accoutumance et la comparaison. L’accoutumance [...]

  3. Sylvie Says:

    Très intéressant !
    Et déculpabilisant.
    Bravo

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